LES 4 JOURS CIC DE PLOUAY 2021

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Cinquième des Championnats d'Europe l'an passé à Plouay, Audrey Cordon-Ragot vivra lundi son 12e Grand-Prix Lorient Agglomération sur un parcours lui convenant parfaitement. La multiple championne de France morbihannaise sera, une fois de plus, la chouchou du public !
 
Ta cinquième place l'an passé au Championnat d'Europe a laissé un bon souvenir à tous. Le nouveau circuit te convient mieux ?
 
Le circuit, je ne sais pas. C'est surtout que j'étais vraiment dans une très bonne forme et ce n'est pas tous les ans le cas. Il y a des performances plus ou moins bonnes selon les années (elle s'est aussi classée 11e du Grand Prix en 2014). Il est difficile de lisser le niveau de forme et d'arriver toujours au top. Le circuit actuel est moins dur que le précédent, mais il est plus usant. La côte avant l'arrivée étant moins difficile, la course est moins figée et peut-être que ça donne plus une course de mouvement. Et c'est ce que j'aime, ce type de course me convient mieux. 
 
Et cette année, la distance est rallongée à 150 km...
 
On a de plus en plus d'épreuves de cette distance. C'est devenu normal pour nous. C'était le cas des étapes du Tour de Norvège que je viens de disputer. La longueur fait aussi la difficulté. 20 km de plus ça change tout. Nous aurons quatre heures de course en circuit, ce qui est assez long. J'aurais aimé une partie en ligne comme c'était le cas l'an passé, je n'avais pas couru cette édition mais j'avais trouvé ça bien. Par exemple un passage en bord de mer serait sympa.
 
Et le fait de courir le lundi ? La course ayant été décalée pour ne pas tomber en même temps que le Simac Tour...
 
C'est un peu dommage car le lundi pas mal de gens travaillent et ne pourront pas venir à Plouay. Je pense qu'être en même temps que le Simac Tour n'aurait pas changé grand-chose au peloton car peu de filles feront les deux épreuves. En plus la course néerlandaise convient davantage aux sprinteuses alors que Plouay est pour les puncheuses et grimpeuses. Pour beaucoup, Plouay est de toute façon plus importante.
 
Plouay semble avoir a une belle notoriété dans le peloton féminin...
 
On en a souvent discuté entre nous pour savoir quels étaient nos monuments à nous les femmes, comme il y a les cinq monuments chez les hommes. Plouay est présente au niveau international depuis vingt ans avec un gros palmarès. C'est une épreuve toujours présente dans le calendrier et elle est bien ancrée dans le cyclisme féminin. En plus la Bretagne est une terre de cyclisme. Pour nous, c'est vraiment une très grande course. On regrette juste que la grille des prix soit inférieure à celle des hommes.
 
Ton équipe la Trek - Segafredo a gagné l'an passé, on sent beaucoup de motivation chez vous.
 
On arrive en tant que tenantes du titre et forcément on a à cœur de bien faire. On a Lizzie Deignan mais aussi Elisa Longo Borghini. Le but est bien sûr de gagner. Et puis ça nous fait une belle course pour nous lancer vers les championnats du monde. La course est incluse dans un gros bloc de travail.
 
 
Cette année, nous allons créer le Grand Prix de Plouay Ceratizit Juniors femmes, qu'en penses-tu ?
 
C'est génial, ça va dans la continuité de l'évolution du cyclisme féminin en France et puis ça va motiver les filles à passer à l'échelon supérieur. C'est une épreuve qui aura du succès à l'avenir. Même si c'est difficile au début avec peu d'engagées, il ne faut pas se décourager. Et si elle devient internationale, c'est sûr qu'il y aura des juniors étrangères qui viendront à Plouay.
 

 

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